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dimanche 9 mai 2010

Génération yéyé

et


Au début des années soixante, les jeunes découvrent de nouveaux rythmes venus d’outre-Manche et d’outre-Atlantique. A 17 heures, autour du poste à transistors que les parents n’ont pas manqué d’acheter, ils se retrouvent pour écouter «Salut les Copains», qui débute par le «Chouchou de la semaine» avant de proposer, par la voix de Daniel Filipacchi, les succès du hit-parade.
Le jeudi, jour du congé scolaire, ou le dimanche, dans les surprises-parties, ils dansent le rock, le twist, le madison ou le hully-gully sur les succès du 45 tours vinyle qui tourne sur le Teppaz qu’on leur a offert pour Noël ou parce qu’ils ont bien travaillé à l’école. Leurs idoles s’appellent Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, Frank Alamo et les Beatles. Ce sont leurs «copains», au grand désespoir de parents qu’on appelle les «croulants».
C'est le temps où les familles commencent à panser les blessures d’une guerre d’Algérie qui leur a fait perdre un fils ou un frère, où la France accueille des centaines de milliers de pieds-noirs, obligés de quitter leur terre natale sans espoir de retour.
C'est le temps des pionniers d’une télévision, encore en noir et blanc, de Pierre Sabbagh à Guy Lux en passant par Georges de Caunes, Léon Zitrone, Albert Raisner et Jean-Christophe Averty, de la naissance d’une deuxième chaîne et d’émissions comme «Age tendre et têtes de bois», «Intervilles» ou «Les Raisins verts». Sans oublier des feuilletons passionnément suivis parmi lesquels «Le Temps des copains», «Janique Aimée», «Belle et Sébastien» et «Belphégor».
C'est le temps d’une nouvelle génération de créateurs qui va bouleverser la mode. Parmi eux, Pierre Cardin, Yves Saint Laurent, Daniel Hechter et André Courrèges.
C'est le temps où l’on part en vacances en famille à bord d’une DS, d’une 404 ou d’une R 16, où les robots ménagers commencent à côtoyer, dans les cuisines, machines à laver et réfrigérateurs.
C'est le temps où l’on casse les fauteuils au Palais des Sports et où 150 000 jeunes se retrouvent le 22 juin 1963, place de la Nation, pour une nuit musicale historique. Quelques jours plus tard, dans Le Monde, le sociologue Edgar Morin, maître de recherches au CNRS, analyse ce phénomène et emploie pour la première fois le mot « yé-yé »…
Le livre Chronique des années yéyé raconte la France en ce temps où l’on savourait de nouvelles formes de liberté et un progrès en marche, où l’on parlait d’amour mais pas de chômage, où l’on chantait et dansait, le sourire aux lèvres.

samedi 8 mai 2010

Générations Rock

Le rock naît dans les années 1950 au moment même où la société américaine réalise l’étendue du problème racial qui la divise. Le rock devient le symbole d’une génération et ses différentes évolutions vont-elles aussi être liées aux générations qui vont suivre.

Dès ses premiers riffs, le rock marque les générations. Dans les années 1950, Bill Haley touche à la fois les noirs et les blancs avec son « Rock Around the Clock ».


En 1965, The Rolling Stones traduisent l’insatisfaction générale avec « I Can’t Get no Satisfaction » pendant que The Who crachent au monde des adultes leur hymne « My Generation » (déjà sur ce blog).

L’envie de changer le monde, d’être libre traverse la jeunesse qui se retrouve dans l’hymne de Steppenwolf « Born to be wild », bande originale du film Easy Rider (1969) de Dennis Hopper.


Le début des années 1970 voit l’émergence des scènes hard rock et heavy metal avec des groupes comme Led Zeppelin dont « Stairway to Heaven » va marquer une génération par son mysticisme, Deep Purple qui touche le public en évoquant l’incendie d’une salle de concert dans « Smoke on the water » et Black Sabbath qui draine contestataires et transgressifs avec ses ambiances sataniques et sombres « Paranoid ».



A la fin des années 1970, les Punks hurlent à la face du monde leur « No future » avec pour emblème les Sex Pistols qui prônent « Anarchy in the U.K ».



Chaque ère trouve son groupe représentatif, que ce soit le côté grandiloquent du « Bohemian Rhapsody » (1975) de Queen en accord avec la démesure des années 1970, la new wave de Police qui incarne l’envol technologique des années 1980 ou le hard FM de Europe dont « Final Countdown » marque l’insouciance du milieu des années 1980.



En 1991, « Smells like Teen Spirit » (déjà sur ce blog) de Nirvana envahit les charts et devient l’hymne de la « génération X » qui ne trouve pas sa place dans la société qu’on lui propose.
A la fin de la décennie, Marilyne Manson rassemble des amateurs de rock, de metal et de gothic en fustigeant une Amérique trop puritaine et trop conservatrice. En 1999, « Rock is Dead », en référence au « Dieu est mort » de Nietzsche incarne ce rejet des valeurs établies.


Chaque famille de rock génère des fans qui trouvent en elle un grand frère capable de les mener sur la route de l’existence, soit pendant une période, soit durant toute leur vie.

lundi 12 avril 2010

Le Festival Woodstock- 1969



Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Fair, ou Woodstock) est un festival de musique et un rassemblement emblématique de la culture hippie des années 1960. Il eut lieu à Bethel sur les terres du fermier Max Yasgur aux États-Unis, à une soixantaine de kilomètres de Woodstock dans l'État de New York.
Organisé pour se dérouler du 15 au 17 août 1969 et accueillir 50 000 spectateurs, il en accueillit finalement plus de 450 000, et se poursuivit un jour de plus, soit jusqu'au 18 août 1969 au matin.



Le festival accueillit les concerts de 32 groupes et solistes de musiques folkrocksoul et blues. Le budget de rémunération des artistes atteignit au total 200 000 dollars. C'est un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire, classé par le magazine Rolling Stone parmi les « 50 moments qui ont changé l'histoire du Rock and Roll » Par ici pour plus d'infos.