dimanche 14 février 2010

Rupture entre les générations.

La revue Retraite et Société consacre un numéro aux conflits des générations.

http://www.cnav.fr/5etude/documentation/pdf/RS35.pdf

Le premier article met en évidence l’évolution des rapports entre les générations en ce qui concerne les opinions politiques : elles ne sont plus la cause de conflits dans la cellule familiale. En effet, les choix politiques ne constituent plus un critère d’identité au sein des familles et n’ont donc pas des conséquences importantes sur l’entente de leurs membres.

Le second article révèle à travers une enquête faite au sein des usines Peugeot dans les années 1990 l’évolution des relations entre les anciens ouvriers et leurs jeunes collègues. On a observé que deux types de relations se sont manifestés successivement en fonction des conditions de travail et de recrutement des nouveaux ouvriers.

vendredi 15 janvier 2010

Qu'est-ce que l'amour ?

Ceci est un article paru dans Sciences Humaines


Une histoire d'amour, lorsqu'elle démarre, se vit sur le mode de la magie et de l'enchantement. On aimerait croire qu'elle est toujours unique et mystérieuse. Pourtant, à y regarder de près, l'amour, comme la plupart des sentiments, a aussi ses lois.

Quel effet ça fait d'être amoureux ?

Elle attend sa venue. Il sera là, ce soir, à neuf heures. Tout près d'elle. Elle prend un bain, chantonne. Elle sent battre son coeur. Fort. Elle est heureuse ; elle est amoureuse. Folle d'amour. Elle pense à ses grands yeux, son corps, sa bouche, son sourire...

« Attentes, ô délices, attentes dès le matin et tout le long de la journée, attentes des heures du soi, délices de tout le temps ; savoir qu'il arriverait ce soir à neuf heures, et c'était déjà du bonheur. »

Elle, c'est Ariane, la jeune épouse d'Adrien Deume, fonctionnaire sans éclat travaillant à la Société des Nations. Lui, c'est l'amant, Solal, le supérieur hiérarchique de son mari. Il la trouve belle, attirante, originale. Pour la séduire, il se débarrasse provisoirement d'Adrien Deume en l'expédiant en mission à l'étranger. Il réussit alors à subjuguer la jeune femme par une déclaration éblouissante. C'est le début d'une folle passion.

Belle du Seigneur (1968) est l'un des plus beaux romans d'amour jamais écrits. On en ressort ébloui, secoué, bouleversé. C'est un hymne à l'amour même s'il finit en tragédie. Albert Cohen décrit l'enivrant délire des premiers temps d'une passion amoureuse. Ne pouvant plus s'en séparer, Solal s'enfuit avec Ariane sur la Côte d'Azur. Dans leur chambre d'hôtel, puis dans une villa, Belle-de-Mai, ils vivent des moments sublimes. « Ô cette joie complice de se regarder devant les autres, joie de sortir ensemble, joie d'aller au cinéma et de se serrer la main dans l'obscurité, et de se regarder lorsque la lumière revenait, et puis ils retournaient chez elle pour s'aimer mieux, lui orgueilleux d'elle, et tous se retournaient quand ils passaient, et les vieux souffraient de tant d'amour et de beauté. »

L'état amoureux - particulièrement durant sa phase initiale (« à l'état naissant ») - peut être repéré par des symptômes caractéristiques. L'anthropologue Helen Fisher a mené l'enquête auprès de jeunes Américains et Japonais. Il en ressort un tableau clinique où se repèrent quelques constantes (1).

La focalisation de l'attention d'abord. Quand l'autre est là, plus rien ne compte. « Ils étaient l'un pour l'autre tout l'univers », écrit Friedrich von Schlegel, dans Lucinde (1799). Cette attention exclusive s'accompagne d'une recherche de fusion, (« je voudrais me fondre en lui/elle »).

Lorsqu'il est absent, l'être aimé survient dans la tête de l'amoureux sous forme de pensées intrusives. C'est la deuxième caractéristique de l'état amoureux (« je n'arrête pas d'y penser »). Un autre signe est l'exaltation. Ariane est heureuse, déborde d'énergie, comme si elle était en transe. Les mots de la passion amoureuse n'évoquent-ils pas le « transport », les « débordements », l'« extase ». L'idéalisation est un autre trait marquant de l'état amoureux.

L'être aimé est paré de toutes les qualités, ses défauts gommés, ses points positifs hypervalorisés (« il est génial ! », « elle est adorable ! »). On dit que l'amour rend aveugle. C'est sans doute un peu vrai : le sentiment amoureux ne sert pas à comprendre autrui mais à vivre avec.

Tout n'est pourtant pas merveilleux durant cette phase passionnelle. L'amour se traduit aussi par des symptômes de manque lorsque l'être cher est absent. La moindre contrariété peut aussi conduire à un brutal accès de désespoir. L'amoureux est inquiet, jaloux, en permanente recherche d'indices de l'amour de l'autre.

Jean- Francois DORTIER

NOTE(1) H. Fisher, Pourquoi nous aimons ?, Robert Laffont, 2006.

jeudi 17 décembre 2009

Sea, sun... Bonnes vacances!

Bonne vacances.

Profitez bien du soleil, de la plage, des fêtes !!!

Joyeux Noël et Bonne Année 2010.

Daniella

lundi 14 décembre 2009

“Générations Famille”

Ne ratez pas l’émission sur M6 “Générations Famille” les mardis (un jour de décalage avec la France) à partir de 20h10.

dimanche 6 décembre 2009

1600 visiteurs!!!

Merci à tous ceux qui font un détour par ce blog. C’est grâce à vous qu’il vit !

N’oubliez pas de laisser des commentaires…

Encore merci.

Daniella.

vendredi 4 décembre 2009

Naples I, II, III, IV- Ernest Pignon-Ernest

" Mes images interrogent ces mythes (les mythes antiques), elles tracent des parcours qui se croisent, se superposent... " E. Pignon-Ernest

En 1988, 1990, 1992 et 1995. Pignon-Ernest a composé quatre séries de sérigraphies et dessins en noir et blanc, collés sur les murs de Naples. Il a disposé chaque réalisation, reproduite à une centaine d’exemplaires, à des endroits soigneusement choisis. Il s’est souvent inspiré de peintres italiens célèbres. Il a réutilisé des œuvres représentant des sujets religieux sombres ou tragiques (la Passion du Christ, sa mort), d’épisodes bibliques violents (décapitations).
L’auteur détourne les grandes œuvres du passé confinées dans les musées et, après les avoir adaptées plastiquement, il les place dans un environnement urbain, ce qui provoque un vif effet de surprise

The matter of time- Richard Serra

Quand on voit mes pièces, on ne retient pas un objet. On retient une expérience, un passage. Richard Serra

Cette œuvre de Richard Serra a été installée en 2005 dans la collection permanente du musée Guggenheim de Bilbao. Elle est composée de sept sculptures monumentales en acier laminé. L’ensemble est constitué de courbes, de spirales, de torsions et d’ondulations gigantesques, comme en équilibre sur le sol. Pour Richard Serra, il s’agit, avec ce « monstre de métal », de confronter l’homme à la matière brute ainsi qu’à l’espace devenu lui-même matière.

Dans cette œuvre monumentale, le détour se manifeste tout d’abord par les formes données aux plaques d’acier utilisées et déformées, tordues, enroulées sur elles-mêmes. Cela crée une espèce de labyrinthe ouvert, avec des recoins, des angles morts, des passages, des lignes de fuite où le visiteur est amené à déambuler selon son propre désir.

dimanche 29 novembre 2009

Entre les murs- Film de Laurent Cantet

François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.