François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n'hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.
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dimanche 29 novembre 2009
lundi 9 novembre 2009
Il y a vingt ans, le mur de Berlin tombait…

Toute une génération a été marquée par la construction du mur, par le régime politique en place, par le « découpage » de leur identité. Retrouvez sur TV5 Monde, une série de documentaires et d’interviews concernant ce fait marquant de l’histoire de notre monde.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/chute_mur_berlin_octobre_2009/p-5560-Chute_du_mur_de_Berlin_Europe_annee_zero.htm
Sinon, j’espère que, hier, mes étudiants ont regardé le film Good-bye Lenin sur Tempo !!!
mercredi 4 novembre 2009
Construire une synthèse- les sésames…
Les liens logiques.
Les informations et les analyses s’articulent entre elles selon des liens logiques variés :
- Addition : de plus, aussi (inséré après le verbe), encore, non seulement…mais encore… ;
- Cause : car, parce que, puisque (suppose la reprise d’un énoncé prononcé par un tiers ou par l’interlocuteur), en effet… ;
- Conséquence : donc, par conséquent, en conséquence de quoi, ainsi, cela explique que, c’est la raison pour laquelle… ;
N.B : en début de phrase, ainsi et aussi entraînent l’inversion du sujet.
- Opposition : mais, pourtant, cependant, bien que (+subjonctif), alors que,… ;
- Concession : certes… cependant, certes… néanmoins, assurément… et pourtant… ;
- Comparaison : de même, pareillement, aussi bien…
Pour désigner les documents.
Texte, extrait, article, coupure de presse, chronique, éditorial, entretien, interview, poème, sonnet, ode, description, portrait, analyse, étude, examen, explication, démonstration, esquisse, fragment, éloge, apologie, défense, plaidoyer, panégyrique, dithyrambe, attaque, condamnation, critique, philippique (très violent), pamphlet…
Pour confronter les documents.
« Selon X, d’après Y… »
« Comme l’affirme, l’explique, le montre, le démontre, l’observe, le constate, le souhaite, le préconise, le conseille, le juge, le soutient X… »
« C’est ce qu’explique, ce que dit, ce que démontre X »
« A en croire X »
« Si nous en croyons, si nous suivons, reprenons, nous référons à la pensée de X »
« X et Y s’accordent à penser que… »
« X et Y soulignent ensemble que… »
« Sur ce point les affirmations de X et Y se recoupent, se contredisent, se confirment… »
« A ce sujet on peut noter les divergences entre X et Y… »
« A ce propos, on voit bien que les avis sont partagés, alors que X pense que, ... Y soutient que… »
Les informations et les analyses s’articulent entre elles selon des liens logiques variés :
- Addition : de plus, aussi (inséré après le verbe), encore, non seulement…mais encore… ;
- Cause : car, parce que, puisque (suppose la reprise d’un énoncé prononcé par un tiers ou par l’interlocuteur), en effet… ;
- Conséquence : donc, par conséquent, en conséquence de quoi, ainsi, cela explique que, c’est la raison pour laquelle… ;
N.B : en début de phrase, ainsi et aussi entraînent l’inversion du sujet.
- Opposition : mais, pourtant, cependant, bien que (+subjonctif), alors que,… ;
- Concession : certes… cependant, certes… néanmoins, assurément… et pourtant… ;
- Comparaison : de même, pareillement, aussi bien…
Pour désigner les documents.
Texte, extrait, article, coupure de presse, chronique, éditorial, entretien, interview, poème, sonnet, ode, description, portrait, analyse, étude, examen, explication, démonstration, esquisse, fragment, éloge, apologie, défense, plaidoyer, panégyrique, dithyrambe, attaque, condamnation, critique, philippique (très violent), pamphlet…
Pour confronter les documents.
« Selon X, d’après Y… »
« Comme l’affirme, l’explique, le montre, le démontre, l’observe, le constate, le souhaite, le préconise, le conseille, le juge, le soutient X… »
« C’est ce qu’explique, ce que dit, ce que démontre X »
« A en croire X »
« Si nous en croyons, si nous suivons, reprenons, nous référons à la pensée de X »
« X et Y s’accordent à penser que… »
« X et Y soulignent ensemble que… »
« Sur ce point les affirmations de X et Y se recoupent, se contredisent, se confirment… »
« A ce sujet on peut noter les divergences entre X et Y… »
« A ce propos, on voit bien que les avis sont partagés, alors que X pense que, ... Y soutient que… »
lundi 2 novembre 2009
Le sexe dans tous ses états...
La sexualité a-t-elle un avenir ? », se demandaient hier encore quelques philosophes et scientifiques, réunis en colloque. L'absurdité de la question n’est qu’apparente. Si l’homme utilise la reproduction sexuelle pour exister, des perspectives encore théoriques suggèrent que, dans un futur proche, il pourra peut-être s’en passer. Cessera-t-il pour autant d’avoir une sexualité ?
Lire plus sur:
http://www.scienceshumaines.com/le-sexe-dans-tous-ses-etats---edito_fr_24420.html
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http://www.scienceshumaines.com/le-sexe-dans-tous-ses-etats---edito_fr_24420.html
Obama et le pouvoir des mots
Les analystes et professeurs de rhétorique se sont déjà plongés dans les discours de Barack Obama pour tenter d’en « casser le code ».
Barack Obama est entré dans l’histoire par le pouvoir des mots. Quelques grands discours politiques ont réussi à projeter un jeune sénateur noir de Chicago, inconnu en 2004, à la tête de la première puissance du monde. Celui de Boston, lors de la convention démocrate de 2004, en a fait une star nationale. Son discours de Philadelphie, sur la race en Amérique, est déjà légendaire. Celui de Chicago, le soir de l’élection à la présidence, a fait frissonner le monde entier. À chaque fois, il a réussi à marquer les esprits, à enflammer les cœurs, à faire couler des larmes et à émouvoir les plus cyniques et endurcis. Quel est donc son secret ?
lire plus sur: http://www.scienceshumaines.com/obama-et-le-pouvoir-des-mots_fr_24341.html
Barack Obama est entré dans l’histoire par le pouvoir des mots. Quelques grands discours politiques ont réussi à projeter un jeune sénateur noir de Chicago, inconnu en 2004, à la tête de la première puissance du monde. Celui de Boston, lors de la convention démocrate de 2004, en a fait une star nationale. Son discours de Philadelphie, sur la race en Amérique, est déjà légendaire. Celui de Chicago, le soir de l’élection à la présidence, a fait frissonner le monde entier. À chaque fois, il a réussi à marquer les esprits, à enflammer les cœurs, à faire couler des larmes et à émouvoir les plus cyniques et endurcis. Quel est donc son secret ?
lire plus sur: http://www.scienceshumaines.com/obama-et-le-pouvoir-des-mots_fr_24341.html
mercredi 28 octobre 2009
Gandhi, l'oublié du comité Nobel
vendredi 23 octobre 2009
vendredi 16 octobre 2009
Une langue nouvelle est née
Article paru dans Sciences Humaines
Au Sud d'Israël, dans le désert du Neguev, une langue nouvelle est née dans des circonstances exceptionnelles. Il s'agit d'une langue de signes inventée par les membres d'un clan de Bédouins, dont une proportion notable est composée de sourds-muets. Le clan Al-Sayyid forme une communauté de Bédouins dont la plupart sont les descendants d'un Egyptien, installé dans la région il y a deux cents ans. Vivant en groupes relativement isolés, les petits enfants d'Al-Sayyid ont commencé à se marier entre cousins. C'est à partir de là que les premiers sourds-muets sont apparus. Du fait de la consanguinité, la surdité congénitale s'est répandue dans la communauté. Parmi les 3 500 membres du clan Al-Sayyid, 150 environ souffrent aujourd'hui de surdité profonde.
Pour communiquer entre eux, les Al-Sayyid ont inventé leur propre langue des signes, il y a soixante-dix ans environ, et en sont désormais à la troisième génération d'usage. L'ABSL (Al-Sayyid Bedouin Signs Language) fait l'objet de l'attention particulière d'une équipe de linguistes dirigée par Wendy Sandleur, de l'université de Haïfa (Israël). Les chercheurs y voient une occasion quasi unique d'observer la naissance d'une langue au sein d'une communauté humaine, coupée du langage environnant.
Dans toutes les langues du monde, l'ordre des mots est une convention nécessaire pour comprendre le sens de certaines expressions. Dans la phrase « Rachel aime les cerises », l'ordre des mots importe peu. « Rachel cerises aime » ou « cerises Rachel aime » sont aussi explicites. En revanche, les phrases « Rachel aime Kamel » ou « Kamel aime Rachel » n'ont pas le même sens. Voilà pourquoi il est nécessaire d'adopter une convention relative à la place du sujet (S), du verbe (V) et de l'objet (O). C'est ainsi que l'on distingue dans les langues du monde les structures SOV, SVO, VSO...
Une forme originelle.
Dans la langue des signes inventée par les Bédouins, la phrase est organisée selon une structure du type SOV où le sujet (S) précède le complément (O) puis le verbe (V). Cette organisation singulière est assez étonnante car « la structure grammaticale du langage des signes de ces Bédouins n'est influencée ni par la langue arabe que parlent les membres de leur clan, ni par la langue des signes en vogue chez les sourds en Israël », remarque Carol Padden, professeure de communication à l'université de Californie (San Diego) et coauteure de l'étude parue en février 2005.
Tiendrions-nous là une forme « originelle » de la grammaire humaine ? Ce n'est pas tant le fait que tel ou tel ordre des mots soit adopté qui importe. L'essentiel tient au fait que les embryons d'une grammaire supposent la mise en place rapide de cet ordre. « Cela conduit à supposer que l'ordre des mots est un des premiers traits marquants d'un langage, et qu'il apparaît très rapidement », soulignent les auteurs.
Jean-Francois Dortier
Au Sud d'Israël, dans le désert du Neguev, une langue nouvelle est née dans des circonstances exceptionnelles. Il s'agit d'une langue de signes inventée par les membres d'un clan de Bédouins, dont une proportion notable est composée de sourds-muets. Le clan Al-Sayyid forme une communauté de Bédouins dont la plupart sont les descendants d'un Egyptien, installé dans la région il y a deux cents ans. Vivant en groupes relativement isolés, les petits enfants d'Al-Sayyid ont commencé à se marier entre cousins. C'est à partir de là que les premiers sourds-muets sont apparus. Du fait de la consanguinité, la surdité congénitale s'est répandue dans la communauté. Parmi les 3 500 membres du clan Al-Sayyid, 150 environ souffrent aujourd'hui de surdité profonde.
Pour communiquer entre eux, les Al-Sayyid ont inventé leur propre langue des signes, il y a soixante-dix ans environ, et en sont désormais à la troisième génération d'usage. L'ABSL (Al-Sayyid Bedouin Signs Language) fait l'objet de l'attention particulière d'une équipe de linguistes dirigée par Wendy Sandleur, de l'université de Haïfa (Israël). Les chercheurs y voient une occasion quasi unique d'observer la naissance d'une langue au sein d'une communauté humaine, coupée du langage environnant.
Dans toutes les langues du monde, l'ordre des mots est une convention nécessaire pour comprendre le sens de certaines expressions. Dans la phrase « Rachel aime les cerises », l'ordre des mots importe peu. « Rachel cerises aime » ou « cerises Rachel aime » sont aussi explicites. En revanche, les phrases « Rachel aime Kamel » ou « Kamel aime Rachel » n'ont pas le même sens. Voilà pourquoi il est nécessaire d'adopter une convention relative à la place du sujet (S), du verbe (V) et de l'objet (O). C'est ainsi que l'on distingue dans les langues du monde les structures SOV, SVO, VSO...
Une forme originelle.
Dans la langue des signes inventée par les Bédouins, la phrase est organisée selon une structure du type SOV où le sujet (S) précède le complément (O) puis le verbe (V). Cette organisation singulière est assez étonnante car « la structure grammaticale du langage des signes de ces Bédouins n'est influencée ni par la langue arabe que parlent les membres de leur clan, ni par la langue des signes en vogue chez les sourds en Israël », remarque Carol Padden, professeure de communication à l'université de Californie (San Diego) et coauteure de l'étude parue en février 2005.
Tiendrions-nous là une forme « originelle » de la grammaire humaine ? Ce n'est pas tant le fait que tel ou tel ordre des mots soit adopté qui importe. L'essentiel tient au fait que les embryons d'une grammaire supposent la mise en place rapide de cet ordre. « Cela conduit à supposer que l'ordre des mots est un des premiers traits marquants d'un langage, et qu'il apparaît très rapidement », soulignent les auteurs.
Jean-Francois Dortier
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